Réflexion :

Est-ce anodin d’appliquer sur la peau un déodorant, un khôl ou de mettre du rouge à lèvres au quotidien ? L’enquête développée prouvera qu’il n’en est rien.

mardi 27 novembre 2012

Substances dangereuses et toxiques


Des médias objectifs, des associations de consommateurs ainsi que de nombreux scientifiques révèlent les dangers de certaines substances.


Aluminium - cancer du sein - maladie d'Alzheimer - arrêt de la croissance - lésion des organes reproducteurs…


Une émission de télévision de la RTS diffusée le 21 février 2012 mettait en évidence les risques potentiels accrus de développer un cancer suite à l’utilisation régulière de déodorants contenant des sels d’aluminium.
Une équipe scientifique de l’Université de Genève (UNIGE) menée par Stefano Mandriota, chercheur en biologie à la Faculté de médecine et par André-Pascal Sappino, professeur honoraire et spécialiste du cancer du sein a révélé au cours d’une série d’expériences menées in vitro, les effets néfastes des sels d’aluminium (chlorhydrate d’aluminium et chlorure d’aluminium) sur les cellules mammaires humaines. La preuve formelle de la responsabilité des sels d’aluminium dans le développement du cancer du sein n’a pas été formellement apportée ; toutefois, l’étude montre que les soupçons sont fondés et conteste l’innocuité de ces sels sur les cellules mammaires.

L’utilisation répétée et quotidienne d’un déodorant contenant des sels d'aluminium serait dangereuse.
Les expériences du professeur Creppy, chef du laboratoire de toxicologie et d’hygiène appliquée de la faculté de pharmacie de Bordeaux ont prouvé que l'aluminium absorbé par voie cutanée est de 20 à 50 fois plus bio disponible que celui apporté par voie orale. Selon lui, les glandes sudoripares pourraient être endommagées.
La peau est un émonctoire important, un organe d'élimination, qui permet au corps d’éliminer une partie de ses déchets et toxines par la transpiration. Désirer empêcher cette réaction naturelle, c'est contrecarrer cette fonction bénéfique d'élimination de l’organisme.


L’aluminium absorbé par notre corps serait aussi capable de générer des maladies préséniles comme la maladie d'Alzheimer.
Déjà dans les années 1970, des indices sérieux de ces risques existaient. Le Dr Arthur M. Cushny d'Édimbourg disait : « l'encéphalopathie et l'ostéomalacie chez les insuffisants rénaux résultent de l'augmentation de la concentration en aluminium dans les tissus. 
L'aluminium a une action générale très frappante quand il peut parvenir jusqu'au sang. Il peut provoquer une très lente intoxication. Ses symptômes sont ceux d'une paralysie descendante du système nerveux central »

Entre 1975 et 1990, d’autres études sur la toxicité de l'aluminium avaient été effectuées. Des éléments de preuves apportés par des scientifiques ont aussitôt été contredits par d’autres qui prétendaient que toutes les analyses n’avaient pas solidement été étayées.

Peut-être qu’à cette époque, les intérêts financiers en jeu prenaient déjà le dessus sur la raison et la santé de la nation. Le cas spécifique de la dangerosité de l’usage des sels d’aluminium dans des produits de soin est intéressant à examiner. Elle est surtout caractéristique de la fracture qui existe entre les constats des scientifiques et la réaction des autorités, des fabricants non seulement de cosmétiques, mais aussi ceux de l’agroalimentaire, des produits d’hygiène et des produits pharmaceutiques.

En 1980, deux chercheurs américains, Daniel P. Perls de l'Université du Vermont et Arnold C. Brody du Research Triangle Park de Caroline du Nord ont constaté des taux anormaux d'aluminium dans les cerveaux de personnes atteintes de sénilité précoce.

De son côté, le Pr Lederer prétendait que : « En expérimentation animale, l'aluminium peut provoquer un arrêt de la croissance et une lésion des organes reproducteurs ».

Les docteurs Olivier Guillard, chercheur en biochimie et toxicologie à la faculté de médecine de Poitiers et Roger Deloncle, chercheur en chimie bio inorganique à la faculté de pharmacie de Tours affirmaient :
« Nous avons intoxiqué des rats jeunes avec de l'aluminium, et constaté une destruction massive des neurones. L'aluminium accélère le processus de vieillissement. Avant l'exposition, le rat a l'équivalent de 20 ans pour un être humain. Après l'expérience, son cerveau, toujours en équivalent humain, est comparable à celui d'un sujet âgé de 60 à 80 ans ».


En 1997, une recherche menée pendant quatre ans à l’Université Catholique de Louvain par une équipe sous la direction du neurobiologiste Philippe Van Den Bosch de Aguilar et le biochimiste Robert Crichton confirmait les effets néfastes de l’aluminium. Les données explorées précédemment sur la corrélation entre l’absorption de l’aluminium et la maladie d’Alzheimer étaient de la sorte validées.

Les études Darbre en 2004 et Exley en 2007 mettaient à nouveau en lumière des constats troublants, mais des confrères les contredirent.

Sur base des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, des normes et des quotas plus restrictifs ont été fixés, sans plus.
Cependant, des expertises crédibles et inquiétantes prévoient que le nombre de malades d'Alzheimer dans le monde pourrait passer de 25 millions à 42 millions en 2020 et à 81 millions en 2040. Que pensez de tout cela ? Sommes-nous vraiment en sécurité ou sommes-nous en danger ?

Dans son rapport d’expertise d’octobre 2011, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Affaps) conclut :
« … afin de limiter le risque lié à l’exposition à l’aluminium, l’Afssaps recommande de :
- restreindre la concentration d’aluminium dans les produits antitranspirants ou déodorants à 0,6 %. Cette valeur est volontairement exprimée en aluminium, afin qu’elle puisse s’appliquer aux différentes formes utilisées dans les produits cosmétiques ;

- ne pas utiliser les produits cosmétiques contenant de l’aluminium sur peau lésée. En effet, étant donné la forte absorption rapportée dans ces conditions, il serait nécessaire d’informer le consommateur que les produits antitranspirants ou déodorants ne doivent pas être utilisés après le rasage ou en cas de lésion de la peau de type microcoupures. L’Afssaps préconise que cette information figure sur les conditionnements. »

Tout ce tapage médiatique et scientifique a provoqué le retrait de certains déodorants du marché — malheureusement pas de tous. Finalement, de nombreuses marques ont supprimé les sels d’aluminium des composants de leurs déodorants. Quel long parcours semé d’embûches avant d’enfin éliminer une substance douteuse d’une catégorie de produits !



lundi 26 novembre 2012

Comment choisir et acheter son produit cosmétique ?


Avant d’acheter « le produit miracle », le consommateur se sent désarmé devant la masse impressionnante de marques et de gammes d’articles en vente. Il ne sait pas à quel saint se vouer tant les médias, les agences de promotion et de marketing abusent de leur talent exceptionnel pour vendre leurs nouvelles collections de maquillage ou autres. Le consommateur est confronté aux emballages élégants, aux flacons raffinés et surtout aux étiquettes incompréhensibles pour le commun des mortels qui n’a pas nécessairement un diplôme de chimiste en poche. Aussi, il devra s’armer d’une loupe pour lire la liste des ingrédients, écrite en si petits caractères — quasi illisibles d’ailleurs dans certains cas —, pour en finale ne rien y comprendre.

S’il passe la porte d’un de ces magasins affriolants vendant les produits tant convoités, il sera impressionné, avant tout, par la quantité des articles disposés sur les présentoirs. Sans doute, il sera accueilli par une jolie demoiselle au large sourire qui le dirigera vers la marque phare du moment ; elle lui fera miroiter tous les bienfaits des substances que compose le contenant attrayant. Il est fort à parier que la jeune dame n’y connaît rien quant à la qualité intrinsèque des substances du produit et qu’elle promotionne surtout la vente de la marque qui rapporte le plus de bénéfice à l’exploitant de l’établissement.

Que faire alors ? Décrocher un diplôme de chimie et étudier la question. L’acheteur risque de prendre quelques vilaines rides avant de consommer le produit désiré. La majorité des achats sont effectués à l’aveugle — du moins, c’est ce que l’acheteur croit. En fait, le consommateur est floué, dans la mesure où il est encouragé, voire manipulé par les vendeurs et par la publicité qui envahit l’espace public. À regret — il faut bien l’admettre —, l’omniprésence de la propagande a un pouvoir omnipotent.

Forte croissance du marché des cosmétiques



Selon des sources concordantes, le marché mondial des cosmétiques se porte bien : il représenterait 333 milliards de dollars US en 2012. Quelques grandes entreprises ont réussi à atteindre une position de leader planétaire dans le secteur. La firme française L’Oréal tient la tête du peloton, suivie de l’américaine Procter & Gamble et de Unilever ; puis viennent se classer Chanel, LVMH, Yves Rocher, Pierre Fabre Dermo Cosmétique, Clarins, YSL-PPR et bien d’autres.

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, un événement significatif a émergé dans le domaine du cosmétique : la production effrénée de produits de soin pour hommes. Les publications abondantes de revues masculines, l'évolution des mentalités ont contribué à cette progression, mais pas seulement.
Identifier cette nouvelle niche de marché et la rentabiliser a surtout été l’idée de fabricants qui ont trouvé une opportunité de faire de l’argent.

Comment ont-ils procédé ? Des marques telles Nivea For Men, Clarins for Men, L’Oréal, Biotherm… ont mis en place des focus groups afin de recueillir un maximum d’informations concernant le potentiel du marché et la réaction de la gent masculine. Les hommes ont peu à peu été éduqués et embrigadés : on leur a fait croire qu’il existe des soins spécifiques indispensables pour eux.

Toutes les méthodes de marketing ont été utilisées : des slogans séduisants et accrocheurs tels : « Lendemain de fête, Bonne gueule » « L’élégance dépasse le temps » ou encore « La Perfection au masculin » et tant d’autres ont matraqué l’esprit des jeunes et des moins jeunes ; des opérations de publipostage et d'emailing ont savamment été orchestrées ; des road shows ont été organisés dans des écoles avec distribution de flyers ; des campagnes promotionnelles avec des offres d’articles gratuits ont été programmées…
Les 15-25 ans, très soucieux de leur apparence se sont vus proposer des collections de produits de soins particuliers tout comme les 20-30 ans pour qui l’hydratation de la peau importe plus. D’autres grandes marques du cosmétique ont ciblé les 25-45 ans. En toute évidence, les plus difficiles à convaincre seraient les clients plus âgés moins malléables, car ils ne voient pas vraiment l’utilité de changer leurs habitudes solidement ancrées.

Selon Euromonitor International, spécialisé dans la recherche stratégique pour les marchés de consommation, le marché mondial des cosmétiques pour hommes a atteint 29,6 milliards de dollars en 2010 ; il a fait une progression de 7,4 % entre 2009 et 2010.

Il n’est pas difficile de comprendre que les intérêts financiers en jeux sont énormes et que la compétition est féroce et le restera à l’avenir.









dimanche 25 novembre 2012

Le monde des cosmétiques est obscur



Le monde des cosmétiques et des produits d’hygiène est impitoyable et obscur. Autant le déferlement incessant de nouveaux produits sur le marché de la consommation s’accompagne de campagnes publicitaires agressives, autant l’acheteur se pose des questions pertinentes : quelles marques et quels produits choisir ? Peut-on souffrir d’allergies en utilisant des cosmétiques naturels ou bios ? Contiennent-ils des ingrédients toxiques et dangereux ? Que signifie : le règlement REACH, l’effet « cocktail » ?

Être beau ou du moins être regardé comme tel par la société tout entière constitue un des désirs profonds de tout être humain, car la beauté s’avère être un atout indéniable.

Dès la plus tendre enfance, tout individu prend rapidement conscience de l’importance de son apparence physique au sein de sa famille, et plus tard, dans son milieu social et professionnel. Plus la plastique d’un individu est avantageuse et conforme aux critères esthétiques féminins et masculins du moment, plus il acquiert de l’importance aux yeux des autres. La beauté est automatiquement assimilée à l’intelligence, la bonté, la santé, l’harmonie...
Si en plus d’avoir une silhouette fantastique, la personne possède une once de culture et jouit d’une fortune propre, elle est assurée d’être portée aux nues dans son environnement social. Tant pis pour les moches, les petits, les obèses, les pauvres, les non conformes aux attentes des citoyens !
Claude Debussy en disant « de tout temps la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte » avait vu juste.

Les intellos bien pensants ont beau centrer le débat de l’opinion publique vers l’élégance intérieure plutôt que physique de l’être humain, le mythe de la beauté et de la jeunesse éternelle a toujours la cote. Sans conteste, cette logique dominante et impitoyable est réelle.

L’âge avançant, les rides apparaissent et, trop souvent, l’individu se voit catalogué de vieux ringard, ou de quantité négligeable au point de perdre toute crédibilité dans son milieu social. À l’évidence, l’impact psychologique est désastreux sur l’estime de soi.

La majorité des consommateurs croient dur comme fer aux promesses annoncées par les professionnels de l’esthétique, car les propagandes ont l’art de fasciner les gens et elles répondent inconsciemment aux attentes.
La publicité est originale et surprenante ; elle met en scène les plus belles créatures, les plus beaux paysages et accessoires afin de capter l’attention et faire rêver. Inconsciemment, le consommateur s’identifie à cette représentation.

Entre autres artifices, il est compréhensible que tout un chacun désire améliorer son apparence en utilisant des produits de beauté prometteurs !
Les fabricants de cosmétiques l’ont très bien compris au point qu’on pourrait se poser la question : n’ont-ils pas contribué un peu à manipuler cette manière de voir et de penser ?

L’objectif du fabricant s’oppose à celui du consommateur. En vendant des cosmétiques, le fabricant veut réaliser de plantureux bénéfices, en les achetant, le consommateur désire par-dessus tout être beau et rester jeune. Les intérêts sont donc fort divergents.

Pour conserver cette jeunesse tant prisée, pour être ravissant, sexy, séducteur… ou pour tout simplement s’assurer une hygiène physique, une quantité impressionnante de produits est appliquée chaque jour sur la peau : savon, gel douche, shampoing, après-shampoing, dentifrice, crème pour le visage, le corps, produits de soin divers, maquillages, parfums…

Même le prix élevé de tous ces articles soi-disant extraordinaires ne freine pas l’engouement des gens. Une population vieillissante — comme c’est le cas en Europe, en particulier —, désireuse d’utiliser des produits anti-âge constitue un marché potentiel prometteur. Dès lors, les entreprises se frottent les mains, car leur avenir est garanti tout comme leurs bénéfices futurs d’ailleurs.